édito

Alain Payan

Président de Tutélaire

Quelques semaines après notre Assemblée générale de Colmar, une conviction continue de m’habiter.

Comme chaque année, nos délégués ont pleinement exercé leur rôle. Ils ont débattu, approuvé les comptes, renouvelé une partie de notre gouvernance et validé les orientations qui guideront les actions de votre mutuelle.

De cela, je les remercie. 

Mais si je ne devais retenir qu’une seule chose de cette Assemblée générale, ce serait la teneur et la qualité des échanges qu’elle a suscités.

Avec nos délégués, nos administrateurs, nos salariés, nos partenaires, et grâce aussi aux regards de Vincent Edin, journaliste, et de Pierre Marini, directeur général d’Enio, nous avons pris le temps de lever les yeux du quotidien.

De regarder le monde tel qu’il est, sans détour.

Un monde où les fragilités s’accroissent, où les tensions se durcissent, où la haine et le rejet de l’autre prospèrent sur les peurs et le doute.

Ces constats ne peuvent nous laisser indifférents. 

Ils nous rappellent que la solidarité n’est jamais acquise. Qu’elle se construit, se défend et se fait vivre, chaque jour. Ils nous rappellent aussi qu’une société qui renonce au dialogue, à la nuance et à l’engagement prend le risque de voir les fractures l’emporter sur ce qui nous rassemble.

Face aux forces qui divisent, continuer à faire vivre la solidarité est déjà un engagement.

C’est sans doute le principal enseignement que je retiens de cette Assemblée générale. Et c’est collectivement, avec nos délégués, nos administrateurs, nos salariés, nos partenaires et chacun de nos adhérents, que nous continuerons à le porter.